Dernière semaine à Las Minas
Saturday, August 18th, 2012Dernier jour a Las Minas, ce soir la communauté organise une fête en notre honneur. Je suis heureuse d’avoir passé ces 45 jours ici, mais un eu triste de partir. Qu’en reste-t-il? Beaucoup de bons souvenirs et de belles rencontres. Tortillas, café Toro, des poules, du maïs, des échanges inter-culturels.
J’ai pu pendant cette période rencontrer des gens qui n’avaient quasiment rien mais m’ont presque tout donnée, leur toit, leur foyer, leur maison, leur mode de vie, leur affection. Je crois que ce qu’il m’a le plus frappée au Nicaragua est la solidarité qui existe entre les gens de la communauté dans laquelle j’ai passé ce séjour. Tous s’entraident, tous sont sympas entre eux, les riches, les pauvres. Dans les “pulperias” ou superettes dans lesquelles on peut partout faire ses courses, il y a les memes choses, d’Ometepe à las Minas, les memes biscuits secs et les memes boissons. Une garantie que quelque soit l’endroit où l’on aille, on trouve toujours ce que l’on cherche, et que tout le monde ait un peu de la meme chose à portée de main.
Le contraste avec la France est incroyable, là où j’ai l’impression qu’il faut une toujours une catastrophe naturelle, une tempête ou un tsunami pour qu’un phénomène de “solidarité nationale” se déclenche, que des ONG se créent pour venir en aide aux sinistrés, mais où sinon on peine à venir en aide à son voisin, à donner une indication à un touriste perdu et on évite du regard le clochard entrain de mourir en bas de chez soi.
Et le Nicaragua, avec toutes ces qualités incroyables, est pourtant le second pays le plus pauvre de l’hemisphère nord! Imaginez s’il se développait comme il serait fort… Autant dire qu’il y en a auxquels ça ne plairait pas du tout. Pendant ce temps, les nicaraguayens continuent à être “christianos, socialistas, solidarios”. J’y reviendrai, c’est sûr.
